Pluie de recours contre l’élection Herold-Fillias

Publié dans Elections du Bureau 2008 le 15 mars 2008 par altlib
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Vous vouliez savoir où en sont les recours internes contre l’élection illégale de Sabine Herold-Fillias? Voici de quoi satisfaire votre légitime curiosité !

Une bonne quinzaine de recours ont été adressés aux deux présidents d’Alternative Libérale (puisqu’on ne sait plus qui est le président légitime de ce parti), pour transmission à la Commission Electorale.

Pour mémoire, la Commission Electorale n’a pas brillé par son courage jusqu’ici. Nous avons eu vent d’un recours déjà rejeté, sous prétexte que la Commission Electorale ne serait pas compétente pour statuer sur la conformité des élections avec les statuts! Dans les statuts et le règlement intérieur, il est pourtant écrit exactement le contraire. Bizarre.

Requêtes en annulation des élections

Vous trouverez ici un extrait croustillant de l’une des requêtes en annulation de l’élection :

« Le caractère rocambolesque des conditions dans lesquelles cette Assemblée Générale juridiquement inexistante a été organisée est encore plus manifeste lorsque l’on se penche sur les modalités de décompte des voix.

Le résultat proclamé par la Commission Electorale le 6 mars 2008 signifie nécessairement que le décompte des voix a inclus les voix exprimées par des adhérents qui n’étaient pas à jour de cotisation.

On peut présumer que la Commission Electorale s’en est donc tenue à la définition des « électeurs » qui avait été communiquée par e-mail du 5 février, (1) en excluant les adhérents ayant cotisé après le 3 février 2008 et (2) en incluant les adhérents de 2007 qui n’avaient pas renouvelé leur cotisation en 2008.

En effet, seuls 150 adhérents étaient à jour de cotisation le 5 mars 2008, dont 14 adhérents qui ont cotisé après le 3 février 2008. La Commission Electorale, dés le 9 mars, ne disposait plus d’un accès aux listes électorales pour effectuer un pointage précis. Or, la Commission Electorale a pris en compte 392 votes.

L’exclusion des adhérents qui ont cotisé après le 3 février 2008 et l’inclusion des adhérents qui n’étaient pas à jour de cotisation le 5 mars 2008 est contraire aux statuts, qui prévoient en leur article 5 :

« L’assemblée générale est l’instance suprême de l’association. Elle est composée de tous les adhérents à jour de cotisation.

Elle élit le Président et les membres du Bureau pour un mandat de deux ans. Sont électeurs les adhérents à jour de cotisation. »

Cette disposition statutaire est claire et sans ambiguïté. Elle ne saurait donc être interprétée dans un sens ou dans un autre, conformément au principe le plus élémentaire du droit civil.

Par ailleurs, il est de jurisprudence constante que les statuts priment sur toute décision d’un quelconque organe interne d’un parti, organisé sous la forme d’une association (Cf. sur la question du corps électoral : Cass. Civ. 19 novembre 2002, pourvoi n°00-22401).

En l’espèce, le Président de la Commission Electorale, les commissaires aux comptes et même le Bureau ont admis que les modalités de décompte des voix susvisées étaient contraires aux statuts.

On citera en particulier le compte rendu de la réunion du Bureau en date du 27 février 2008, tenue en présence de membres la Commission Electorale : « Sollicité sur la question, Vincent Mauricard a rappelé que l’avis 1-02-208 de la commission électorale contrevenait à l’article 5 des statuts, et que les statuts priment en droit. », « Christian Tarro-Toma (…) ajoute que le fait d’accepter les adhérents de 2007 qui n’ont pas encore réadhéré constitue déjà une entorse aux statuts. Ce à quoi Vincent Mauricard rétorque que c’est une entorse bien moins grave que le fait d’interdire de vote les adhérents récents », « Laurence Petit juge que nous sommes donc face à deux mauvaises solutions : 1) Une solution juste juridiquement mais politiquement mauvaise qui consiste à permettre à tout adhérent jusqu’au 5 mars de voter lors de l’AG. 2) Une solution juridiquement contestable mais politiquement « correcte » qui bloque le droit de vote aux adhérents postérieurs au 3 février 2008. »,

Le décompte des voix adopté par la Commission Electorale n’étant pas conforme aux statuts, l’Election ne peut être qu’annulée.

Par ailleurs, dans l’hypothèse où la Commission Electorale souhaiterait appliquer le principe selon lequel une élection ne doit être annulée que si les irrégularités sont de nature à affecter le résultat du vote, il faut relever en l’espèce les points suivants :

de très nombreux adhérents de 2007 n’ont à l’évidence pas cotisé en 2008 en raison de la diffusion de l’information, dès le 5 février 2008, selon laquelle il n’était pas nécessaire d’être à jour de cotisation pour voter.

de très nombreuses personnes auraient souhaité adhérer et cotiser après le 3 février 2008 pour soutenir l’un ou l’autre des candidats, parce que la qualité de l’équipe dirigeante et de son projet est manifestement un critère pertinent pour choisir d’adhérer à un parti. Ils ne l’ont pas fait dans la mesure où l’information selon laquelle leur vote ne serait pas pris en compte avait été diffusée.

Dans ces conditions, la réponse à la question de savoir si les irrégularités ont pu impacter le résultat des élections est positive ou, à tout le moins, impossible à déterminer.

(…)

Le respect des règles de droit est la seule garantie de l’acceptation de l’issue du vote par tous les votants, y compris et surtout ceux dont le candidat n’a pas emporté l’élection. C’est pourquoi ce principe est un pilier fondamental de tout processus démocratique.

Ceci est d’autant plus vrai lorsque le scrutin est serré, avec un écart de seulement 27 voix entre les deux listes ayant participé au vote. Le résultat d’une élection qui n’a pas été organisée conformément aux statuts ne peut, dans de telles conditions, être accepté.

Pour un parti libéral, le respect des textes et de la loi est d’autant plus important qu’il constitue l’un des principes fondamentaux du libéralisme. Si Alternative Libérale ne respecte pas ses propres statuts, alors cela ne peut que signifier que son discours libéral n’est que théorique et ne correspond pas à une réelle conviction.»

Et des pièces justificatives croustillantes

Dans les pièces jointes à certains recours, on trouve également des choses amusantes. Ainsi, un Conseiller National et membre de la Commission Electorale d’Alternative Libérale a établi une attestation judiciaire selon laquelle:

« Sur convocation du président d’Alternative Libérale, Aurélien Véron, une réunion du Comité d’Orientation s’est tenue le 25 février 2008 pour donner un mandat exprès à la Commission Electorale, présidée par Vincent Mauricard, et revenir aux statuts en modifiant l’avis passé de cette Commission Electorale en quelque sorte auto-proclamée.

David Poryngier et Edouard Fillias, membres démissionnaires du Bureau, et Sabine Herold, se sont imposés à cette réunion du 25 février, alors qu’elle devait n’être ouverte qu’aux membres du Comité d’Orientation. Aurélien Véron leur a rappelé que, comme membre démissionnaire du Bureau, ils avaient perdu leur qualité de membres du Comité d’Orientation. Leur présence dans cette réunion n’était, dès lors, plus justifiée. Ils sont restés.

Lors de cette réunion du Comité d’Orientation, David Poryngier a publiquement suspecté Aurélien Véron de vouloir revenir à l’application de l’article 5 des statuts pour permettre à ses soutiens de voter en nombre. Il a parlé de « bourrage des urnes ». Il a affirmé qu’il serait capable, lui David Poryngier, de mobiliser “une cinquantaine de membres du Parti Socialiste, s’il le voulait, pour favoriser Sabine ». Aurélien Véron a ajouté qu’il trouvait « choquant d’entendre un responsable politique tenir pareils propos en réunion ».

A cette accusation, Aurélien Véron a répondu que le bourrage des urnes était pénalement sanctionné s’il était avéré. Il a ajouté que l’article 5 des statuts permettait simplement de voter à tous les adhérents à jour de leur cotisation. Sollicité sur ces points, Vincent Mauricard a déclaré que la demande d’Aurélien Véron était « juridiquement juste mais politiquement inadaptée ». J’ai alors rappelé que la règle de droit, votée à la majorité en temps de consensus ne devait pas être remise en question par un Bureau National en crise politique.

Les interventions des intrus ont beaucoup perturbé les échanges, au point qu’Aurélien Véron a mis fin au Comité d’Orientation sans qu’une décision soit formellement prise. Il a alors convoqué dans la foulée une réunion du Bureau, exigeant que tout le monde sorte excepté Vincent Mauricard, président de la Commission Electorale. J’ai reçu un compte-rendu le lendemain dans lequel j’apprenais que la majorité du Bureau, tous membre de la liste de Sabine Herold, assumait l’illégalité des conditions de déroulement de l’AG pour des raisons politiques, et refusait de se plier aux statuts malgré les risques avérés de poursuites judiciaires évoqués par Aurélien Véron.

(…)

Pendant le dépouillement, en tant que membre de la Commission Electorale, je suis resté auprès de Vincent Mauricard. Mathieu Longobardi (membre de la liste électorale de Sabine Herold-Fillias) et Alain Cohen-Dumouchel ouvraient les enveloppes. Ni Vincent Mauricard, ni moi, n’avons examiné les enveloppes. Mathieu Longobardi et Alain Cohen-Dumouchel ouvraient les enveloppes, donnaient le nom de la personne à Vincent Mauricard, qui regardait son fichier EXCEL des « adhérents inscrits sur les listes » qui incluait des membres de 2007 non à jour de cotisation (de mémoire, seulement 150 membres environ étaient à jour de cotisation). Plusieurs votes de membres à jour de cotisation ont été refusés, leur adhésion étant postérieure au 3 février 2008.

De temps en temps, Mathieu disait qu’une enveloppe était hors délais. Il jetait alors l’enveloppe à la poubelle, puis inscrivait au feutre noir, une mention sur le contenu de l’enveloppe (une enveloppe sans aucune mention, comme le prévoyait le processus électoral).

Par la suite, les contenus des enveloppes ont été placés sur la table au centre de la pièce et ont été ouvertes aux yeux de tous. Deux tas ont été fait, l’un avec les bulletins en faveur d’Aurélien, l’autre avec les bulletins pour Sabine Hérold-Fillias. 19 bulletins étaient en faveur d’Aurélien, 42 en faveur de Sabine.

A ce moment-là, Vincent a reçu un mail de Saïd Bouaïssi, membre de la Commission Electorale et responsable technique de l’Intranet qui a mis en place le vote électronique d’AL, grâce auquel 298 votants (la grande majorité des électeurs) ont pu s’exprimer. Excusé pour raison de santé, il n’avait pas pu participer au dépouillement. Son mail annonçait les résultats des votes sur l’Intranet. L’écart de voix entre les deux listes était, de mémoire, de 4 ou 5 voix (pour 298 votants).

Je suis rentré chez mois à la proclamation des résultats. A aucun moment Vincent Mauricard ne m’a donné de PV à signer. A mon retour, j’ai écrit un mail à Vincent Mauricard, exigeant l’examen de chacun des votes avant toute proclamation des votes. J’ai en effet considéré qu’une différence de 50% des voix sur 60 enveloppes de votants considérés comme “réguliers” contrastait de façon très suspecte avec un écart de moins de 1% sur l’Intranet sur un nombre de suffrage exprimé de 298.

Aucune suite n’a été faite à ma demande de réexamen. Les enveloppes ouvertes, avec les “cachets de la poste faisant foi” ont été jetées. Le fichier EXCEL des adhérents est désormais inaccessible pour les membres de la Commission Electorale.

Le 6 mars 2008, le site national : http://www.alternative-liberale.fr, développé et tenu depuis mars 2006 par David Poryngier, colistier de Sabine Hérold, annonçait la victoire de Sabine sur Aurélien avec 54% des voix avant même que la Commission Electorale ne prononce l’investiture de Sabine Herold. En très peu de temps, tous les accès aux outils de communication et d’information ont été repris en main par Sabine Herold.

Le 9 mars, Vincent Mauricard, président de la Commission Electorale, annonçait qu’il n’avait étrangement plus accès à la liste des adhérents pour vérifier les irrégularités, qui peuvent être dénoncées auprès de la Commission Electorale dans les 10 jours qui suivent le scrutin.»

De même, voici ce qu’a écrit le Commissaire aux comptes d’Alternative Libérale, saisi par le Président de la Commission Electorale de la question des « faux électeurs » invités à voter lors de l’assemblée générale du 5 mars 2008:

«  je peux à titre personnel vous confirmer qu’il n’est pas possible de tenir une Assemblée Générale en contravention avec le contenu des statuts.»

Enfin, on lira avec intérêt une autre pièce jointe à certains recours (un courrier du Président de la Commission Electorale aux Conseillers Nationaux le 8 mars 2008):

« Les conséquences juridiques sont les suivantes : contestation de l’AG par des adhérents devant la Commission Nationale de contrôle et d’Arbitrage pour non respect des statuts, soit devant le TGI de Paris. A défaut, nous avons un Bureau qui a été élu dans des conditions contraires à nos statuts et dont les décisions peuvent être remise en cause. Ceci risque de créer un précédent : à chaque fois qu’une règle sera juridiquement injuste, on fera un choix politique. C’est un mode de fonctionnement “particulier”. »

Belle conclusion ! Quand on lit tout ceci, on se demande comment cette élection peut encore être considérée comme ayant eu lieu … et comment se parti peut encore se targuer d’être libéral.

La purge a commencé …

Publié dans Elections du Bureau 2008 le 10 mars 2008 par altlib

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Le forum interne d’Alternative Libérale a été fermé. Il y est désormais écrit ceci : “Nous avons constaté, ces derniers mois, que nos forums sont devenus contre-productifs, triste théâtre d’expression pour une toute petite poignée d’entre nous. Le niveau de débat a tellement chuté qu’il est en réalité devenu un problème pour la qualité de notre vie interne. ”

Les cadres d’Alternative Libérale qui s’étaient prononcés pour Aurélien Véron se sont vus couper l’accès à la base de données du parti. Tout particulièrement aux données qui permettraient de savoir qui sont les cotisants de 2008, seuls habilités à voter lors de l’election du Bureau …

Prochaine étape probable: bientôt vont commencer les recours devant une commission d’arbitrage fantoche désignée par Sabine Herold-Fillias et ses amis de toujours, pour exclure du parti les plus vifs opposants.

Après les élections truquées, c’est la grande purge qui commence. Triste destin que celui du seul parti libéral français. Alternative Libérale est devenue une alternative … au libéralisme.

Fraude électorale à la sauce libérale …

Publié dans Elections du Bureau 2008 le 8 mars 2008 par altlib

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Les résultats de la farce électorale d’Alternative Libérale sont tombés. 187 voix pour Sabine herold-Fillias, 160 pour Aurélien Véron.

Deux enseignements 

Premier enseignement: Alternative Libérale ce sont à peine 400 gugusses (en 2007), dont seulement une soixantaine ont renouvellé leur cotisation en 2008. Ce n’est plus un parti, c’est un groupuscule. Si on ajoute le fait que les comptes en banque sont profondément dans le rouge, c’est un groupuscule … en faillite.

Deuxième enseignement: la manoeuvre électorale organisée par le couple Fillias afin de fausser les élections, en violation des statuts du parti, a fonctionné. Selon les statuts, seuls les adhérents à jour de cotisation en 2008 pouvaient voter. Les institutions contrôlées par les Fillias (3 membres du Bureau sur 4 sur la liste de Sabine Herold-Fillias) ont cependant fait voter les morts (voir notre article sur la fraude électorale chez Alternative Libérale). dans ces conditions, les 160 voix recueillies par la liste Véron sont une prouesse.

Etant donné le premier enseignement, le résultat du vote n’entrera pas dans les livres d’histoires. Le deuxième enseignement est quand même bien triste, s’agissant du seul parti ouvertement libéral en France. Les libéraux organisent des élections fantoches pour conforter le petit pouvoir d’une poignée de zozos. Voilà un épisode qui fera encore une fois bien rire les quelques observateurs de la vie politique qui s’y intéresseront.

Mais ce n’est pas fini …

De nombreuses personnes ont annoncé qu’elles useraient de toutes les voies de recours, internes et judiciaires, pour faire rétablir la loi des statuts, qui priment sur les magouilles. D’autant que les commissaires aux comptes du parti et même le Président de la Commission Electorale ont souligné l’illégalité du mode de scrutin organisé par les Fillias pour conserver le pouvoir.

En outre, Aurélien Véron, le Président actuel du parti, a officiellement annoncé que l’élection était nulle et non avenue, puisque le comptage des voix ne respectait pas les statuts. Mais qui est le pilote dans cet avion ?

La suite sera donc judiciaire. Et ce sera sans doute la fin du groupuscule AL, qui n’a pas les moyens, financiers et politiques, de soutenir un siège devant les tribunaux. Vu qu’il ne représente plus que 60 adhérents à jour de cotisation, ce n’est pas bien grave. Mais c’est dommage.

La suite sera également politique. En effet, il y a fort à parier qu’Aurélien Véron ne s’arrêtera pas là. Les 160 votants qui ont choisi sa liste et son programme sont les forces vives du parti, la plupart des animateurs de comité locaux et de fédération, la plupart de ceux qui mouillent leur chemise depuis 2 ans. Ces gens là ne veulent pas continuer à se battre uniquement pour les rèves de grandeurs de Sabine et Edouard Fillias et comme les élections étaient truquées, ils ne se plieront pas au résultat du vote.

Selon les bruits de couloirs, un autre parti libéral - authentiquement libéral et géré de façon démocratique et décentralisée - serait en cours de préparation, pendant que les Fillias se débrouilleront avec les banquiers et les huissiers. Affaire à suivre, sans doute sur le blog d’Aurélien Véron ….

Allez courage ! Les Fillias n’ont pas voulu lacher leur jouet. Qu’à cela ne tienne, il y a de la place dans ce pays pour un vrai parti libéral. Aurélien, fais nous savoir où il fait s’inscrire, et ce parti, on va le créer !

Tintin-Veron au pays des soviets

Publié dans Elections du Bureau 2008 le 28 février 2008 par altlib
al-soviet.png Nous sommes proches de la fin de votre saga préférée.

Notre brave héros Tintin-Véron réussira-t-il à chasser du pouvoir la bande à Rastafillias, le tout puissant président occulte du parti, grand timonier du libéralisme à la sauce bananière ?

Adhérents, à vous de jouer ! Le vote par Internet commence samedi 1er mars !

Tintin-Veron, porté par un réel désir d’apporter un souffle nouveau à Alternative Libérale, aura lutté jusqu’au bout, pour proposer un projet de changement et une équipe nouvelle et dynamique.Il aura du braver toutes les institutions du parti, contrôlées de longue date par Rastafillias et ses amis, pour permettre aux libéraux d’avoir le choix. Le choix de changer le mode de fonctionnement d’un parti opaque, contrôlé par une poignée d’apparatchiks.Ce site web ne sera désormais plus alimenté, comme il se doit pour la sérénité du vote lorsque les urnes électroniques sont ouvertes.

Mais avant de vous laisser vaquer à vos occupations électorales, il faut vous raconter l’épisode rocambolesque le plus récent de cette élection.

Le scoop !

Histoire de rire encore une dernière fois : il semblerait que le Comité d’Orientation du parti - sorte de soviet suprème coopté par le Bureau - se soit penché hier soir sur l’épineuse question de savoir si la Commission électorale supposée contrôler cette élection interne avait bien été désignée il y a 3 semaines.

En effet, Il ressort des diverses communications des cadres du parti, que la Commission électorale n’a jamais été désignée par le Comité d’Orientation, seul habilité par les statuts à lui donner mandat pour une élection. En outre, il apparaît que c’est une poignée de membres du Bureau, sous l’égide du président oculte Rastafillias, qui s’est réunie en catimini au début du mois de février pour fixer les règles électorales. En particulier: l’interdiction pour les nouveaux adhérents du mois de février de participer au vote.

Les statuts prévoyant que seul le Président (pas l’occulte, le vrai) du parti a le droit de convoquer le Bureau, cette réunion du Bureau n’a jamais eu lieu. Les statuts prévoient également que seul le Président (toujours le vrai) et la moitié des membres du Comité d’Orientation peuvent convoquer ce dernier. Il n’y donc jamais eu de réunion du Comité d’Orientation non plus pour fixer les règles électorales. Bref, pas de Bureau, pas de Comité d’Orientation, pas de Commission électorale, pas de règles électorales !

Pas grave en ce qui concerne Rastafillias ! La règle fixée sous sa houlette par le “Bureau” fantôme début février vise à empêcher Tintin-Véron, aimé de tous et soutenu par la puissante association Liberté Chérie (dont les membres détestent pour la plupart Rastafillias) d’attirer au sein du parti de nouveaux adhérents qui lui seraient favorables. Le “problème”, c’est que cette règle est contraire aux statuts, qui prévoient que tous les adhérents à jour de cotisation peuvent voter. Rastafillias a sans doute oublié de censurer cette clause standard lorsqu’il a rédigé les statuts.

Tintin-Véron, soucieux de faire en sorte que l’election se fasse dans de bonnes conditions et apprenant par la Commission électorale l’existence de la réunion du “Bureau” fantôme de début février, décide de convoquer d’urgence le fameux Comité d’Orientation pour valider l’existence de la Commission électorale. Le comité se réunit donc hier soir, dans un état de tension extrême. Rastafillias et son épouse la Castasabine (starlette de l’opéra comique qui a connu quelques petits succès) sont présents pour mettre la pression, alors qu’ils ne sont pas membres du Comité…

Tintin-Veron ne peut compter que sur une poignée de partisans de la légalité au sein de ce comité, dont le Président de la Commission électorale, seul juriste de la joyeuse assemblée. Le reste de ses membres a été coopté par le Bureau, lui-même contrôlé par Rastafillias. Sans surprise, donc, le Comité d’Orientation régularise la situation de la Commission électorale. Mais il se déclare incapable d’abroger la règle interdisant  le vote des adhérents à jour de cotisation en février.

Le Bureau du parti (enfin ce qu’il en reste) est convoqué par Tintin-Véron dans la foulée. Il rejete à 3 votes contre 1 la proposition de se mettre en conformité avec les statuts et de faire voter tous les adhérents à jour de cotisation lors de l’assemblée. Les 3 votes défavorables émanent - comme par hasard - des 3 membres du Bureau qui figurent sur la liste électorale présentée par la femme de Rastafillias. Une affaire rondement menée.

Toute cette joyeuse élection non conforme aux statuts pourra donc être annulée à la demande de n’importe quel adhérent mécontent du résultat. Dommage que ce petit parti n’intéresse pas grand monde, car cela aurait fait un super article dans Marianne: “le seul parti libéral français organise des élections dignes d’une république soviétique” !

Les programmes des candidats: l’action contre le néant

Publié dans Elections du Bureau 2008 le 25 février 2008 par altlib

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Nous avions eu le plaisir de comparer les équipes, voici une comparaison des programmes. Là encore, le contraste est saisissant: un programme tout entier tourné vers l’action du coté d’Aurélien Véron, le vide intersidéral du coté de Sabine Herold-Fillias. Mais voyons le détail.

Indépendance du parti

Nous avons déjà eu l’occasion de disserter sur cette question de l’indépendance. Il est clair que derrière les grandes phrases sur l’indépendance des deux candidats, chacun sait qu’aucune élection ne sera gagnée sans une alliance avec un ou plusieurs autres partis, parce que le système électoral français est ainsi fait. Véron parle de “dialogue” là où Fillias-Herold dit “il faudra chercher les meilleurs partenaires pour présenter des listes communes”. Bref, les deux factions sont pour des alliances.

La seule question est celle de savoir avec quels partis ces alliances sont envisagées. De ce point de vue, ce que dit Aurélien Véron est clair:  ” dialogue avec des élus d’autres formations qui partagent nos valeurs” et ”de tels rapprochements sont aujourd’hui impensables avec les socialistes ou avec le Modem”. Ce que dit Sabine Herold-Fillias est absolument opaque, puisque sur 2 pages consacrées au sujet il est impossible de tirer autre chose que de la langue de bois. Regardons donc les actes, plutôt que les paroles: la faction Fillias a dans le passé appelé à voter Bayrou pour les présidentielles, Delanoe pour les municipales et l’un de ses membres éminents se dit de la “gauche libérale”. Ainsi, les choses sont plus claires.

Action d’un coté, langue de bois de l’autre

Le programme de Sabine Herold est tout entier fondé sur une sorte de “vision” qu’aurait eu la tête de liste (le soir au coin du feux avec son cher époux ?) : “mon programme tient en réalité en deux mots : indépendance et unité”. Sur 11 pages de programme, seulement 3 pages sont consacrées aux moyens concrets qui sont envisagés pour faire avancer le parti! Le programme d’Aurélien Véron est, à l’opposé, un plan d’action: il y propose, avec son équipe, plusieurs actions concrètes pour changer le parti, qui se différencient clairement de la gestion d’Alternative Libérale depuis 2 ans. En fait, plutôt qu’un programme de “vision”, il s’agit d’un plan pour transformer le parti en machine de guerre politique en faveur du libéralisme.

1. Sur le plan du fonctionnement interne

Sabine Herold-Fillias prévoit 3 pistes : “un Bureau à l’écoute” (comme c’est gentil), un Bureau qui dialogue avec le Conseil National (ce que prévoient déjà les statuts du parti) et un transfert de 40% des ressources du parti aux comités locaux. Seule cette dernière mesure en est vraiment une (calquée sur celle d’Aurélien Véron) - pour le reste, circulez, il n’y a rien à voir.

Aurélien Veron prévoit tout d’abord une mesure phare: professionaliser les missions essentielles de l’informatique, de la communication et la gestion financière. On ne s’étonnera pas de ne pas lire la même chose dans le programme de Sabine Herold Fillias: le responsable presse et une personne liée au prestataire informatique y figurent ! Citons Aurélien Véron: “Des missions aussi importantes que la communication, les relations presse ou encore l’outil Internet ne peuvent être confiées à des amateurs ou à des prestataires directement liés à certains membres du Bureau“. On a déjà eu l’occasion d’analyser ici les loupés de la communication de l’équipe sortante. Ensuite, Aurélien Véron et son équipe proposent, comme l’autre liste, le reversement d’un pourcentage des ressources nationales aux comités locaux et aux fédérations - mais aussi d’équilibrer le site internet du parti (actuellement parisiano-parisien) en faveur des comités locaux et de leurs actions. Surtout, Aurélien Véron prévoit de se concentrer sur le travail de terrain, de réseaux au niveau local, pour ancrer le parti dans le paysage politique de manière durable, par opposition aux “coups médiatiques” parisiens de la période Fillias.

 2. Sur le plan médiatique

Sabine Herold prévoit tout d’abord une “cellule de réactivité média”, joli concept qui “mettra en musique les actions de réactivité” (sic) - c’est tellement beau qu’on dirait du Ségolène Royal. Puis, il est précisé qu’il faudra multiplier les porte-parole. Ce point est naturellement destiné à contrer le reproche fait par de nombreux militants à la centralisation médiatique du parti autour de Sabine Herold-Fillias. Mais il suffit de compter les 11 photos de Sabine sur son programme pour entrevoir la réalité derrière le discours officiel. Enfin, il est proposé de doter tous les comités locaux et fédérations de sites web. Un exemple de plus d’amateurisme élémentaire, qui se perd dans une “vision” de centaines de sites web, au mépris de la réalité pragmatique. Un site web ne vit que s’il est alimenté régulièrement et abondamment. Dans la même veine, Sabine Herold propose un projet de télévision sur Internet - pourquoi Alternative Libérale ne sponsoriserait-elle pas le Tour de France, tant qu’on y est !

Aurélien Véron dénonce à la fois la centralisation médiatique du parti autour d’un nombre restreint de personnes, et le système des petits “coups médiatiques parisiens” (foireux) qui a prévalu lors de l’ère Filias. Il propose d’établir un plan de communication cohérent - fini les appels à voter Delanoe pendant que des militants tractent pour AL à Paris - conçu par des professionnels. Il propose également de faire contribuer les comités locaux et les fédérations à l’outil Internet du parti, en leur réservant une large place sur le site national d’Alternative Libérale. Ce dernier pour ainsi passer du statut de vitrine un peu morne à un statut de véritable site d’information pour les journalistes et les adhérents.

3. Sur le plan des élections

Le programme de Sabine Herold fait grand cas de sa présence médiatique et reproduit des photos sur lesquelles elle sourit fièrement aux cotés de Messieurs Barroso et Aznar. Il est certain qu’elle a du prendre beaucoup de plaisir à rencontrer ces grandes pointures internationales. Mais que propose-t-elle pour participer avec succès aux prochaines échéances électorales en France ? Hmmm. Rien.

Du coté de Aurélien Véron, on parle concrèt puisque les élections de nos députés européens approchent: “Nous devons nous fixer l’objectif de nous rapprocher des listes les plus proches de nos valeurs, dans l’objectif d’obtenir plusieurs places éligibles pour nos têtes d’affiche. Il reviendra au Conseil National et au Premier Conseiller de débattre et de valider une telle opération ponctuelle”. Comme on a déjà pu le faire remarquer, les membres de la liste d’Aurélien Véron sont quasiment tous impliqués dans les élections municipales en cours - l’un d’entre eux a même déjà été élu dans le passé. Chez Sabine Herold: beaucoup de “visions”, peu de travail sur le terrain.

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Pour finir, il faut relever un point des plus cocasses. Dans son programme, Sabine Herold Fillias dit vouloir approfondir les relations avec les réseaux et associations libérales et se targue d’être co-fondatrice de l’une des premières d’entre elles, Liberté Chérie. Or, il n’aura échappé à personne que Liberté Chérie a décidé de soutenir Aurélien Véron ! Entre langue de bois et plan d’action, l’approche pragmatique et concrète de ce dernier l’aura emporté dans le coeur des libéraux.

Ca va schtroumpfer dans les urnes !

Publié dans Elections du Bureau 2008 le 22 février 2008 par altlib

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Ca y est ! Les candidats ont officiellement constitué leurs listes. Et le contraste est saisissant - amis électeurs vous avez le choix entre Aurélien et son équipe de pros ou Sabine et ses p’tis schtroumpfs !

Coté Herold-Fillias, on prend les mêmes - presque l’intégralité du Bureau dissous à la demande d’Aurélien Véron - et on continue dans l’amateurisme.

Sabine Herold-Fillias est la schtroumpfette en chef, elle a 26 ans et c’est l’épouse du Grand Schtroumpf (connu également sous le nom d’Edouard Fillias). Vu qu’elle travaille comme Junior Analyst chez Chausson Finances il est matériellement impossible qu’elle trouve le temps de présider un parti politique - pas grave, le Grand Schtroumpf sera là pour veiller au grain. 

Et puis il y a David Poryngier, qui schtroumpfe des joints pendant les réunions de promotion du parti. David est à l’origine de la couleur violette d’AL - dont tous les spécialistes disent qu’elle a une connotation marketing négative -  et du site web lamentable d’Alternative Libérale. C’est le “gauchiste” de la liste.

Il y aussi Jean-Paul Oury. C’est lui qui téléphone aux journalistes depuis 2 ans pour vendre le Grand Schtroumpf et la Schtroumpfette. Il est très fier de lui parce qu’il a obtenu des passages médias par ci par là, alors que n’importe quel attaché de presse l’aurait fait mieux pour quelques milliers d’Euros (Cf. notre post sur les grands loupés de la communication chez AL). Sans compter le “bad buzz” créé par l’affaire loupée du Président de Facebook ou encore le flop médiatique total de l’opération “Edouard quitte la Sécu”. Sacré schtroumpf farceur !

Il y a encore trois autres membres de l’ex-Bureau dissous / démissionnaire: Louis-Marie Bachelot qui a surtout brillé par … ses absences (schtroumpf invisible ?) . Laurence Petit, qui est très sympa, quoique un peu effacée … mais ça tombe bien, comme ça elle risque pas de venir perturber les plans du Grand Schtroumpf. Christian Tarro-Tomas, très sympa également. Ingénieur dans l’énergie, il est destiné au poste de trésorier…

Enfin deux nouveaux: Mathieu Longobardi, le plus sympa de tous. Le plus jeune aussi (23 ans). Et Alain Genestine, grand admirateur de la Schtroumfette.

Coté Véron, le changement (plein de nouvelles têtes) et le professionalisme (une équipe expérimentée et une belle brochette d’entrepreneurs à succès) pour nous redynamiser tout ça !

En tête de liste il y a évidemment Aurélien Véron (site), ex président de Liberté Chérie et co-fondateur d’Alternative Libérale,  habitué des cercles libéraux, un rassembleur, un excellent gestionnaire, mais aussi un créatif, qui sait s’entourer de tous les talents, un type de terrain qui sert les paluches dans la rue et motive ses troupes en campagne. Un type qui n’hésite pas à remettre en jeu son poste de Président du parti parce que les obstructions de la faction Fillias ne permettent plus d’avancer. Bref, un leader.

Dans son équipe il y a Louis Mangin, avocat de formation, qui a créé une boite à Honk Kong et est rentré en France pour oeuvrer en faveur du libéralisme - il est d’ailleurs en pleine campagne municipale en Bourgogne. Il y a Ferial Furon, pharmacienne très active au sein du parti depuis 2006 et qui se bat actuellement pour les municipales dans les Hauts de Seine. Il y a aussi Jean Joumard, entrepreneur à succès et ex-élu de Démocratie Libérale, le seul des deux listes à avoir une vraie expérience de ce que c’est que gagner des élections !

Il y a également Philippe Manteau, avocat dans un des plus gros cabinets de New York, excellent orateur et actuellement en campagne pour l’élection des représentants français à l’étranger. Il y a Mathieu Morateur, consultant Internet, qui mène actuellement la campagne de 3 candidats aux cantonales dans les Bouches du Rhône. Il y a Jean-Louis Lemercier, un de ceux qui ont participé à la création de Démocratie Libérale, gérant d’un cabinet de gestion de patrimoine, destiné - ça tombe bien ! - à devenir trésorier du parti. Et enfin Christophe Guillaume, créateur d’entreprises comptant plusieurs dizaines de salariés en France et en Espagne, qui assurera le relais avec le réseau d’entrepreneurs Libre Croissance.

Bref, une liste de professionnels, avec un vrai projet de relance du parti. Des militants qui ont de l’expérience et qui - contrairement aux membres de la liste de Sabine Herold-Fillias - sont tous sur le terrain dans le cadre des campagnes électorales en cours. Vu leur parcours, il est clair que ces gens là ne s’engagent pas dans ce projet pour promouvoir tel ou telle starlette du parti, mais pour faire passer Alternative Libérale à la vitesse supérieure.

Espérons que, dans cette élection interne, le mérite et le projet l’emporteront. Alors surtout, si vous voulez qu’Alternative Libérale survive à cet épisode, n’oubliez pas de voter !

Le ni-ni à la sauce libérale

Publié dans Elections du Bureau 2008 le 20 février 2008 par altlib
Maggie Thatcher désavouée par Sabine, alias “Melle Thatcher”…

* Interview dans The Sun, 21/7/78 (”je suis un conservateur et c’est pourquoi je n’essaie pas d’être ce que je ne suis pas”)

La question de savoir si le libéralisme est une politique de droite ou de gauche est une question bien française. Les puristes répondent généralement que les libéraux sont ni de droite, ni de gauche, voire même pas du centre. Nous voila bien avancés, vu que les français, eux, ont le coeur plutôt à droite ou plutôt à gauche (c’est la fameuse hémiplégie politique selon Aron).
En tout cas, cette question est au coeur d’un certain nombre de polémiques suscitées par l’élection du Bureau d’Alternative Libérale. En effet, le candidat Véron admet clairement que son coeur penche plus vers les partis de la droite que vers les partis de la gauche. Alors que la candidate Herold-Fillias prône l’indepéndance totale du parti tout en n’excluant pas des alliances - sans préciser de quel bord. Dans l’équipe de Véron, les colistiers ont un profil plutôt “libéralisme économique” (un grand nombre d’entre eux sont des chefs d’entreprise), alors que dans l’équipe Herold-Fillias ont trouve également la tendance “fumeur de joints” (David Poryngier).

Derrière la polémique se cachent en réalité deux questions :

- indépendance à tout prix ou possibilité de conclure des alliances ? A écouter certains militants, on dirait qu’Alternative Libérale devrait rester totalement indépendante, en quelque sorte politiquement vierge, non souillée par d’horribles compromis avec les vilains conservateurs de la droite ou les méchants égalitaristes de la gauche. Mais dans ce cas, il faut se poser la question fondamentale des objectifs de ce parti. En effet, sans alliance politique (c.a.d. “toi y en a mettre moi et mon logo sur ta liste et moi y en a aimer toi le temps d’une élection”) Alternative Libérale fera élire, dans le meilleur des cas, quelques conseillers municipaux à Francheville-les-oies. Non pas par manque de talent, mais simplement en raison du système électoral bipolaire français. Pas d’alliance = pas d’élus = pas d’influence. Un parti politique sans pouvoir politique sert-il à quelque chose ? Si c’est pour faire de l’agit-prop, il y a Liberté Chérie.

- tendance plutôt à droite ou tendance plutôt à gauche ? Le problème, c’est que les français ne connaissent que le mode bipolaire. Quand ils votaient UDF, ils pensaient “centre-droite” et quand ils votent Modem ils pensent “centre-gauche”. Alors quand on lui dit “ni droite, ni gauche”, le bon gaulois ressent la même chose que lorsqu’il tombe par hasard sur un tableau cubiste dans un musée (”où est la sortie ?”). Quant au public des libéraux, soyons honnêtes et rangeons de coté nos manuels du bon libéral: les grandes masses sont allés rejoindre les rangs de la droite et ceux qui se dévouent pour Alternative Libérale ont fait leurs armes à l’UMP, chez DL ou au PR. D’ailleurs, même la liste Herold-Fillias n’ose pas présenter Ludovic Lassausce, fidèle parmi les fidèles, parce qu’il s’est grillé en appelant à voter Delanoe.

Alors qu’en conclure en ce qui concerne nos amis candidats ?

Tout d’abord laissons de coté les grands discours des deux candidats sur l’indépendance du parti. Les deux candidats sont conscients du fait que, pour un petit parti comme Alternative Libérale, “indépendance” revient à “insignifiance”, même si le “ni-ni” à la sauce libérale est très gratifiant pour ceux qui scandent ce slogan. Mais les prochaines élections seront les élections européennes et il faudra bien constituer une liste avec quelqu’un. Les deux factions le savent très bien et Véron parle de “dialogue” là où Fillias-Herold dit “il faudra chercher les meilleurs partenaires pour présenter des listes communes”. Bref, les deux factions sont pour des alliances.

Sur la question droite/gauche, Véron est assez clair dans ses propos: il veut discuter avec les Novelli, les Courson et autres Goulards, et pas avec le Modem ou ses amis socialistes. Contrairement à la caricature que souhaite en faire la faction Fillias, il n’a évidemment jamais dit ou écrit qu’il souhaitait inféoder AL à l’UMP et les personalités de droite citées plus haut ne sont clairement pas des amis de Sarkozy. La candidate Herold-Fillias, quant à elle, est assez claire … dans l’opacité de son discours: son “ni-droite, ni-gauche”, alors qu’elle a admis le principe des alliances, est en réalité un “droite ou gauche, on ne se ferme aucune porte”. Le passé (appel à votre Bayrou, déclaration de vote pour Delanoe) a montré que la faction Fillias qu’elle représente ne recule devant aucune sorte d’alliance si les promesses électorales sont alléchantes.

Le choix se pose donc dans les termes suivants: pensez-vous comme Véron que le dialogue avec d’autres partis doit pencher plutôt vers la droite du nouveau centre et des ex-Démocratie Libérale - ou pensez-vous comme Herold-Fillias qu’il faut être opportuniste, même si cela passe par une alliance avec le Modem ?

Gare aux contes de fée qui finissent mal

Publié dans Elections du Bureau 2008 le 18 février 2008 par altlib

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La liste constituée par Sabine Herold - Fillias pour les élections du Bureau d’Alternative Libérale est, par opposition à celle d’Aurélien Véron,  une liste destinée à faire reposer le parti quasi-exclusivement sur l’image de son président. Sabine a fait l’objet d’un travail de médiatisation relativement important au cours des derniers mois - dans un style “people”. Les autres membres de sa liste sont effacés et non-médiatisables. Et pour cause, il s’agit essentiellement de membres de l’ancien Bureau, qui avaient été placés là pour ne pas faire de vagues (voir le “petit historique“).

Cette stratégie de “people-isation” fondée sur l’image d’une icone médiatique est dangereuse pour un tout petit parti comme Alternative Libérale. Surtout quand l’icone médiatique est loin d’être aussi efficace qu’un Besancenot, un Le Pen ou un Bayrou et quand la stratégie de communication du parti est mauvaise.

Sabine est photogénique et intelligente, c’est incontestable. Cependant, il lui manque beaucoup de bouteille. Il suffit de visionner la vidéo du débat de novembre 2007 avec Julie Coudry, syndicaliste étudiante, pour s’en rendre compte (sujet: les manifestations étudiantes). Julie Coudry est pugnace, claire et fait passer son message - elle est à sa place et remplit pleinement son objectif: donner une image positive de son mouvement. Sabine, elle, ressemble à une Sciences-Po-HEC, ce que Julie Coudry ne manque pas de lui faire remarquer. Physiquement, elle a constamment l’air en tension ne travaille absolument pas sur le sourire, la séduction, qui est l’objectif premier en politique.  Sur le fond, son message n’est pas clair - elle semble critiquer le mouvement étudiant (étudiants manipulés) tout en expliquant que les étudiants ont raison de se plaindre. La dérive du débat sur les syndicats en général n’est pas inintéressante mais elle est hors sujet par rapport à la thématique des étudiants, qui est l’attente de l’auditeur. 

Le passage chez Rucquier, aux cotés de Jean-Marie Bigard, est encore pire en termes d’image : plus souriante en début d’émission, Sabine y fait un peu figure de “jeune potiche” (ce qu’elle n’est pas) et doit ensuite se montrer aggressive pour s’imposer sur le plateau (elle n’y arrive pas). Elle ne fait pas le poids face à Jean-Marie Bigard, qui prend sa place en tant que défenseur des anti-grèves avec de l’humour et du franc-parler. Au final, on a envie de voter Bigard, pas Alternative Libérale. Erreur de casting, Edouard Fillias, habitué des “grandes gueules”, aurait probablement été meilleur à coté de Bigard.

Sabine n’est pas mauvaise. Mais elle n’est pas phénoménale et elle manque sérieusement de métier. Faire reposer la destinée d’Alternative Libérale sur sa seule image serait un pari très risqué.

Par ailleurs, la politique de communication qui est gérée par son entourage est très mauvaise.  L’erreur de casting de l’émission de Rucquier est un exemple. Le passage de Sabine sur France 2, toujours en novembre, en est un autre. Sabine y apparait comme une petite bourgeoise, qui idolâtre Margaret Thatcher et casse du syndicaliste pour s’amuser. Le site officiel du parti dénonce “France 2 se paie Mademoiselle Thatcher”, alors que ce cafouillage est le résultat d’un amateurisme inouï de la part de Sabine et de Jean-Paul Oury, responsable presse du parti. Ce dernier s’offusque  naïvement: “mais on m’avait dit que ce serait un portrait de Sabine”, alors que la règle n°1 en matière de communication est de tout contrôler, de tout maitriser et de ballader les journalistes là où on veut les mener, pas l’inverse. Mais qui pouvait croire un instant que France 2 allait faire une portrait complaisant de “Mademoiselle Thacher” ?

De manière générale, l’image de “Mademoiselle Thatcher” est un tue-l’amour pour la majorité des français. Cette image fait peut-être plaisir aux quelques libéraux qui ont franchi le seuil d’Alternative Libérale, mais elle est très négative auprès du commun des français. Thatcher ? C’est pas cette vieille peau anglaise qui envoie les flics taper sur les pauvres mineurs qui crèvent la faim ? Si Sabine Herold-Fillias doit rester porte-parole d’Alternative Libérale, il faudra changer cette image et en trouver une autre, plus séduisante. Jean-Paul Oury, qui était supposé gérer l’image de Sabine dans les médias et se présente à nouveau sur sa liste, s’extasie parce que Sabine est l’un de ses meilleurs atouts auprès des journalistes. Oui, mais ce n’est pas parce que les journalistes veulent un jolie fille sur leurs plateaux qu’Alternative Libérale va gagner du poids dans le paysage politique français. L’obtention de passages médias n’est pas une fin en soi, il faut viser un résultat précis en termes d’image. A quand une émission chez Cauet ?

Alternative Libérale fourmille de talents qui ne demandent qu’à s’exprimer - il n’y a qu’à jeter un oeil sur la liste présentée par Aurélien Véron. Sabine a choisi de former avec ses 7 colistiers une liste centrée sur sa personne - c’est la stratégie “Blanche-Neige et les 7 nains”. Mais gare aux contes de fée qui finissent mal…

Petit historique d’une crise politique …

Publié dans Elections du Bureau 2008 le 16 février 2008 par altlib

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Alternative Libérale a été fondé en mars 2006, à l’occasion d’une grande messe dans la salle parisienne “La Cigale”. Il est alors l’oeuvre d’une bande d’amis, et plus particulièrement Edouard Fillias et Aurélien Véron, deux ex-acteurs principaux du mouvement Liberté Chérie.  Edouard Fillias est un jeune sciences-po-HEC de 26 ans, Aurélien Véron un cadre de banque de 40 ans. Edouard est un “jeune vieux”, qui parle déjà comme une sorte de Balladur à moins de 30 ans, Aurélien est un “vieux jeune”, qui prend un grand plaisir dans cette nouvelle aventure. Edouard aime la lumière, il participe à une émission de “grandes gueules” à la radio et enseigne à sciences-pipeau - c’est un gros bosseur. Aurélien est plutôt un homme de réseaux, ouvert aux autres et se donnant à fond par passion et par curiosité.

Dès le départ, les pères fondateurs s’entourent d’amis pour diriger le parti. Par exemple Ludovic Lassauce, un vieux copain d’Edouard, du même âge que lui et qui s’occupe de marketing dans une ex-start-up qui a survécu. Ou encore David Poryngier, un autre copain d’Edouard, associé dans une petite boîte de création informatique. Et il y a aussi Sabine Herold, également une science-po HEC, avec laquelle Edouard se mariera peu après.

L’an un d’Alternative Libérale est plutôt un succès, tout ce petit monde va beaucoup s’amuser dans les mois à venir. On va trouver des donateurs, lancer des idées, recruter des membres et commencer à passer un peu dans les médias. Pendant la préparation des élections présidentielles, un vent d’enthousiasme souffle sur les jeunes troupes du parti. Edouard Fillias, est mis en avant - dans la mesure des faibles moyens dont on dispose - en tant que candidat aux présidentielles. Il y prend beaucoup de plaisir, il aime les projecteurs.

Mais la déception est grande: toutes les signatures ne sont pas réunies, Edouard ne sera pas un vrai candidat. Les germes de la crise au sein d’Alternative Libérale sont alors en place. Cela commence par le choix du candidat pour lequel Alternative Libérale appellera à voter (ou le choix de n’appeller à voter pour personne). Les divers responsables du parti sont plutôt divisés: Sarkozy est le candidat le plus proche des libéraux “économiques”, Bayrou partage l’analyse des libéraux sur la réforme des institutions, Royal est la favorite d’une poignée de “libéraux de gauche” qui sévissent au sein d’Alternative Libérale. Mais Edouard a tranché, ce sera Bayrou. Officiellement, en raison de ses propositions sur les institutions. Officieusement, il faut penser aux législatives et le Modem est en mesure de proposer une investiture à un membre éminent du petit parti.

Ce qui choque les militants et de très nombreux cadres du parti, c’est l’appel à voter pour un candidat qui n’a rien de libéral, mais aussi la façon dont cette décision a été prise. Les militants n’ont pas été consultés. Edouard Fillias a “convaincu” ses bons amis au sein de l’instance dirigeante que c’était le bon choix et ses amis pensent qu’Edouard à toujours raison. Devant plusieurs responsables il a ouvertement expliqué que l’avis des militants n’avait pas d’importance. C’est son style.

Pendant les quelques mois qui suivent l’élection de Nicolas Sarkozy et l’hécatombe des petits partis aux législatives, Alternative Libérale est déprimée. Le mécontentement des militants a fini par arriver aux oreilles des dirigeants et la cote de popularité d’Edouard est en chute libre. Ce dernier finit par se laisser convaincre qu’il faut réformer le parti afin d’y insuffler plus de démocratie interne. Un semblant de processus démocratique de création de nouveaux statuts est mis en place, mais le projet qui est finalement proposé à l’assemblée générale des adhérents est le travail d’un nombre restreint de personnes et a fait l’objet d’une censure extensive par Edouard. En particulier, plusieurs clauses instaurant un contrôle des pouvoirs sont éliminées d’un trait de plume.

Les nouveaux statuts prévoient un bureau de 8 personnes. Une liste est constituée par Edouard Fillias, dans une situation de tension avec Aurélien Véron, qui tente de le convaincre de ne pas se présenter comme président. Aurélien ne veut pas risquer une vraie crise interne avec des listes fortes en opposition, l’une menée par lui-même et soutenue par les nombreux mécontents du choix de l’élection présidentielle, l’autre menée par Edouard avec sa femme, de plus en plus populaire au sein du parti après de nombreux passages médiatiques. Une telle crise pourrait signer l’arrêt de mort du parti, étant donné le niveau de mécontentement des militants et des donateurs.

La liste qui gagnera les élections internes du Bureau est donc constituée essentiellement par Edouard Fillias, qui choisit 6 de ses membres, à l’exception d’Aurélien Véron, tête de liste, et de Laurence Petit. Elle comprend notamment les copains d’Edouard, Ludovic Lassauce et David Poryngier, ainsi qu’un de ses grands admirateurs, Jean-Paul Oury. Au Conseil National, les élections donnent une large majorité aux listes des mécontents du choix de Bayrou. Le personnage du parti le plus médiatisé après Edouard Fillias, son épouse Sabine, est pourtant désignée comme Premier Conseiller. A priori, le pire est donc évité pour la faction Fillias, tout est plus ou moins sous contrôle.

Comme il fallait s’y attendre, le Bureau constitué en octobre 2007 ne fonctionne pas. Pourtant le parti aurait bien besoin d’un véritable élan pour être redynamisé: les comités locaux sont démoralisés et les comptes du parti affichent une perte seche de 60.000 euros ! Dès le premier jour, Aurélien Véron constate que le chemin sera difficile: l’informatique et la communication interne sont vérouillés par David Poryngier, la communication externe est vérouillée par Jean-Paul Oury, la comptabilité est opaque. Chaque nouveau projet entamé par Aurélien fait l’objet des critiques d’Edouard, reprises en coeur par David, Ludovic et Jean-Paul. Et Louis-Marie Bachelot, autre membre du Bureau, est généralement absent. Aurélien est donc bien seul, ce qui ne l’empêche pas de se lancer dans un vaste projet de renforcement des comités locaux et de création des fédérations, dont se désintéressent les amis d’Edouard Fillias. Il cautionne personnellement le parti auprès de la banque et se bat également, en agitant les réseaux, pour combler le déficit catastrophique, qui est divisé par deux après quelques mois.

Les choses vont mieux mais après environ 4 mois de présidence, Le Bureau n’avance plus. On est en pleine campagne des municipales et la préparation de listes pour Paris est un échec en raison des tirs de barrage de la faction Fillias, qu’un succès de la présidence d’Aurélien priverait progressivement du pouvoir. Pire encore, Ludovic Lassauce explique à la télévision qu’il votera Delanoe, provoquant un flot de protestations des militants et les ricanements de l’establishment politique parisien (pour peu que celui-ci s’intéresse à la question).

Les statuts ne permettent pas au Président de dissoudre le Bureau. Pour mettre fin à cette situation, Aurélien Véron décide donc de convoquer une assemblée générale des adhérents pour dissoudre le Bureau, début février 2008. Pris de court, les quatre membres du Bureau inféodés à Edouard Fillias démissionnent quelques jours plus tard, provoquant une nouvelle élection du Bureau. La confrontation qui aurait dû avoir lieu en octobre 2007 aura donc lieu en février 2008. Ce sera le clan Fillias, menée par Sabine Herold-Fillias, contre une équipe nouvelle, constituée par Aurélien Véron. Résultats mi-mars. Alternative Libérale passera-t-elle de la secte au parti politique ?

Le cave se rebiffe !

Publié dans Elections du Bureau 2008 le 16 février 2008 par altlib
cave.jpg L’action se passe un jour pluvieux de septembre 2007 …

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> Ludo le cafard : Doudou ! Doudou !

> Doudou l’embrouille : Quoi encore ?

> Ludo le cafard : Le cave se rebiffe !

> Doudou l’embrouille : Comment ça, de qui tu parles ?

> Ludo le cafard : de cet empaffé d’Oreilles. L’a rien compris au film ! Il s’y croit complet !

> Doudou l’embrouille : Comment ça ? Ne me dis pas qu’il a compris la manip’ ! Depuis l’opération Béarn, j’ai dû me retirer des affaires et placer un cave à la tête du parti pour faire bonne figure, mais il faudrait pas qu’il commence à nous courir sur le haricot !

> Ludo le cafard : non, rassure toi il, est toujours aux fraises ! Mais il s’active grave. Il lance des trucs et des machins. Il est en train de créer des fédérations dans les régions qui pourront un jour nous empêcher de gérer nos affaires. Il arrive à convaincre des nouveaux adhérents de rejoindre notre parti et il lance une association d’entrepreneurs… Tout ça ne sent pas bon ! En trois mois, il a fait autant de choses que nous en 2 ans !

> Doudou l’embrouille : Mais que font les autres membres du bureau ? Ne me dis pas que je les ai placés là pour rien ? Ils m’auraient trahi ?

> Ludo le cafard : Non rassure toi on ne fait rien ! On fait même tout pour le freiner !

> Doudou l’embrouille : C’est toujours pareil, les tocards il faut toujours qu’ils s’y croient…

> Ludo le cafard : Alors qu’est-ce qu’on fait chef ?

> Doudou l’embrouille : Bon déjà, tu dis à JP la com’ de lui barrer l’accès aux médias. Il n’a qu’à dire que les journalistes veulent Sabine ou moi, rien d’autre.

> Ludo le cafard : Mais c’est pas crédible, ça !  Sabine, elle articule rien de cohérent. Tout le monde se fout de sa gueule ! A France 2, ils lui ont même dit qu’ils voulaient faire son portrait et elle l’a cru !

> Doudou l’embrouille : Tu le fais quand même. Ensuite, on va le mouiller. Comme il a pas accès à la compta du parti on va lui demander de se porter caution pour 30,000 Euros. Comme ça on aura un moyen de pression sur lui, pour les cas où ça tournerait  mal

> Ludo le cafard : Vous êtes fort chef !

> Doudou l’embrouille : Pour le site web, il y touche pas. Pas d’info, pas de pouvoir ! Je vais dire à Dave la dope qu’il fasse la sourde oreille à ses demandes. La technique, tu sais, c’est compliqué…

> Ludo le cafard : Ouais ! ouais !

> Doudou l’embrouille : Bon, mais ça c’est pour tout de suite. Après le hors d’œuvre, il faut le plat de résistance… On lance la Sabine en OPA. Tu prends un prétexte bidon et du dis aux gars de démissionner du bureau. Genre, on est pas d’accord, Oreilles il est pas bien, c’est pas un leader tout ça…

> Ludo le cafard : mais chef c’est quoi un leader ?

> Doudou l’embrouille : c’est un gars, quand il parle tout le monde ferme sa gueule !

> Ludo le cafard : Aahhhhh. Ben t’as raison, Oreilles, c’est pas un leader. Il demande toujours l’avis de tout le monde et il fait rentrer plein de gens qui nous les cassent en voulant faire des trucs que t’es même pas au courant. C’est dingue ce qu’il arrive à attirer les gars qu’embrouillent !

> Doudou l’embrouille : Ben tu vois ! L’embrouille ici c’est moi et personne d’autre.

> Ludo le cafard : mais chef, Sabine c’est vot’ donzelle, tout le monde y va trouver ça louche !

> Doudou l’embrouille : T’inquiètes pas ! Quand elle en aura marre de jongler entre son taf et les réunions politiques, je reviens en force et c’est qui qui ramasse la donne ?

> Ludo le cafard : qui ça ? qui ça ?

> Doudou l’embrouille : T’es vraiment aussi bête que t’en as l’air ou quoi ? C’est Bibi ! Tu comprends en ce moment, il se passe rien… Sabine gère l’intendance, comme il dit JP la com’, et dans 2 ans je me remets en selle, tranquille !

> Ludo le cafard : Aaaah chef, vous c’est sûr que vous êtes un vrai leader !

> Doudou l’embrouille : Je sais, mon p’tit. 

(à suivre … tout ressemblance avec des personnages ayant réellement existé est une pure coïncidence…)